Exposition aux pesticides : une carte préoccupante pour la Nouvelle-Aquitaine

Le 23 juin, le groupe agroalimentaire Ecotone ainsi que l’entreprise associative Solagro ont publié une carte représentative et interactive de l’usage de pesticides commune par commune. Elle permet alors d’obtenir des informations sur l’utilisation moyenne de pesticides, par traitement, par culture et par commune. C’est l’indicateur de fréquence de traitement (IFT) qui est utilisé dans cette cartographie, comptabilisant la quantité de produits phytosanitaires utilisés par hectare et par type de culture.

Des données riches qui sont toutefois alarmantes pour la France. En effet, les régions viticoles, d’arboriculture fruitière et de grandes cultures sont particulièrement touchées par l’usage intensif de pesticides. La Nouvelle-Aquitaine n’est pas épargnée par l’utilisation massive de ces produits, notamment dans le Bordelais et le Cognaçais, où les doses de pesticides sont les plus hautes en France ! Ce sont ainsi principalement les régions viticoles dans la région où le recours aux pesticides est le plus important. La polyculture et les grandes cultures sont également gourmandes en tels produits. Les principales régions où l’usage de pesticides est moindre correspond finalement à l’élevage, bovins dans le nord-est et ovins et caprins au niveau des Pyrénées. Un axe prioritaire doit donc être porté au niveau de la vigne.

Pour rappel, l’utilisation intensive de pesticides est à la fois nocive pour l’environnement, la biodiversité, la qualité de l’eau mais aussi la santé des humains. De nombreuses études ont prouvé le lien entre certaines maladies, dont des cancers et l’exposition aux pesticides. Dernièrement un lien a été signalé entre pesticides et endométriose. Les paysan.ne.s, ouvrier.e.s agricoles et dans les usines, les employé.e.s de collectivités sont les plus exposé.e.s.

Cette nouvelle cartographie nous rappelle donc qu’il demeure urgent de réduire drastiquement l’usage des pesticides et même de l’éliminer totalement. Des alternatives existent et fonctionnent et montrent alors que la transition agroécologique de demain est possible et nécessaire.

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